Appel à com-CRAPE (sciences po rennes)
de représentation des acteurs politiques à la télévision.
Quelles approches ? Quelles évolutions ? Quelle actualité ?
Journée d’étude organisée par
Le Centre de recherches sur l’action politique en Europe (CRAPE) (UMR CNRS 6051)
104 boulevard de la Duchesse Anne
Avec la collaboration et le concours financier du Centre national de la recherche
scientifique (CNRS), de l’Institut d’études politiques de Rennes, la Région Bretagne.
Sous le parrainage de l’axe Médias, journalisme et espace public du CRAPE
Les transformations des formes traditionnelles des débats mettant aux prises les entrepreneurs politiques ont fait l’objet de nombreuses analyses. Centrées sur les émissions emblématiques qui dominaient la mise en scène des échanges (A armes égales, L’Heure de vérité), les formes de débat traditionnelles ont été travaillées par l’apparition, à la fin des années 1990 en France, des émissions relevant du divertissement. Ces nouvelles émissions non reliées aux rédactions et à leurs journalistes, associent en plateau des personnalités politiques à d'autres invités, pour prendre la forme d'un talk-show. Produit à la fois des évolutions du paysage audiovisuel et du métier politique ces émissions obéissent à de nouvelles logiques de cadrage et de traitement de la politique visant la conquête d’un public élargi, et présentes aujourd’hui autant dans l’univers du journalisme que du divertissement.
La nouveauté, en France, de ces formes a suscité de nombreuses interrogations qui posaient la question des transformations des cadres de représentation de la politique « saisie par le divertissement » (Réseaux, 2003), laissant prévoir au début des années 2000 la marginalisation voire le déclin définitif des formes traditionnelles animées par les journalistes (Lochard et Soulages, 2003, Rouquette 2002). Si le succès des « divertissements » invitant des politiques ne s’est, au fil des ans, pas démenti, la disparition des émissions politiques « traditionnelles » n’a pas pour autant eu lieu. Mais, cette dichotomie reste-t-elle toujours d’actualité pour penser l’éventail des représentations du politique à la télévision ?
Du côté des représentations, les réalités ne s’articulent-elles pas à partir d’une multiplicité de « scènes » de la politique se différenciant à partir de nuances qui ne renvoient pas seulement au couple sérieux/divertissement, ni à l’opposition animateurs/journalistes ? Quel impact éventuel ces « nouvelles formes » ont-elles pu avoir sur les scènes traditionnelles de représentation ? Les émissions de divertissement n’ont-elles pas, pour une part d’entre-elles évolué, traitant de la politique de façon moins caricaturale qu’on ne pouvait le croire à leurs débuts ? « L’évitement » de la politique est-il toujours une caractéristique de ces émissions et d’elles seules ? En face d’elles, quels changements sont intervenus dans les émissions traditionnelles ?
Du côté des entrepreneurs politiques, l’élargissement des modalités de représentation contribuent-il à redéfinir des pratiques, des discours et/ou des « stratégies » de communication ? Dans quelle mesure d’éventuelles recompositions ont-elles pu intervenir dans la relation politique / télévision ? Sont-ils le reflet de l’univers de la télévision et/ou d’une évolution au sein de la sphère politique elle-même ? Comment s’articulent ces transformations ? De nouveaux registres de parole ont-ils contribué à l’émergence de nouvelles pratiques de la politique ? Dans quelle mesure peut-il exister grâce aux médias des possibilités d’affranchissement avec les logiques traditionnelles de carrière politique ? Quelle réalité aurait ce « capital médiatique » à côté des formes anciennes de capitaux politiques ?
Au carrefour de question intéressant les sciences de l’information-communication, la science politique et la sociologie, cette journée d’études réunira un nombre limité de chercheurs (9 à 12) ayant analysé des formes anciennes ou nouvelles de représentation pour des contributions autour de trois axes de réflexion :
Les exposés substantiels (30 mn) éclaireront les échanges qui suivront.
Les perspectives comparatives (France / pays étrangers) sont possibles,
Les contributions retenues feront l’objet d’une publication dans un ouvrage collectif prévu pour 2010.
Contact mail : pierre.leroux@libertysurf.fr
Tél : 06 68 95 84 33.
Calendrier :
Prise de contact pour proposition à réception de cet appel.
Envoi des propositions avant le 16 mars (une à deux pages)
Réponse et programme avant la fin mars.
Organisation
Responsable scientifique : Pierre Leroux (Mcf, Sciences de l'Information-communication, CRAPE))
Conseil scientifique :
Christian Le Bart (Pr, Science Politique, Directeur du CRAPE),
Pierre Leroux (Mcf, Sciences de l'Information-communication),
Denis Ruellan (Pr, Sciences de l'information-communication).
Comité d’organisation :
Béatrice Damian, Mcf, Sciences de l'Information-communication, CRAPE.
Nicolas Harvey, Doctorant, CRAPE.
Pierre Leroux, Mcf, Sciences de l'Information-communication, CRAPE
Amina Lasfar, Mcf, Sciences de l’information-communication, CRAPE.
Hélène Romeyer. Mcf, Sciences de l'Information-communication, CRAPE.